Je suis Shaarli !

Présentation de Shaarli, un logiciel libre, simple et léger, pouvant vous servir d'outil de microblogging ou encore de gestionnaire de marque-pages personnels.

Logo de Shaarli

Des outils sociaux vraiment différents ?

Cela fait de nombreuses années que j'utilise (ou ai utilisé) différents outils sociaux, des plus majoritaires (facebook, twitter, google+...), à d'autres plus confidentiels (identi.ca, diaspora*, mastodon...).
Au jour où j'écris cet article, je reste actif sur diaspora* (via l'instance framasphere*) et twitter.

Les outils sociaux alternatifs comme diaspora* ou mastodon, de par le fait qu'ils sont des logiciels libres et décentralisés apportent des solutions à certains problèmes : meilleur respect de la vie privée, absence de bulle algorithmique et moindre concentration des pouvoirs. La contre-partie est d'avoir moins d'utilisateurs, plutôt militants, ce qui peut constituer une autre forme de bulle.

Par ailleurs, ils n'apportent pas de solutions à d'autres problèmes : infobésité, surreprésentation d'informations complotistes ou marginales, etc.
Malgré le peu d'utilisateurs, il y a énormément d'informations qui y circulent et qui y restent stockées (avec les coûts écologiques induits), alors même que ces informations sont souvent de faible qualité et/ou ont un intérêt limité dans le temps. Paradoxalement, lorsque que l'on cherche dans ses propres publications, on peine parfois à trouver un contenu partagé, pour peu qu'il soit un peu ancien.

En voulant ressembler aux outils dominants, les outils sociaux alternatifs ont également repris certains de leurs défauts, comme les boutons "J'aime" et "Partage", qui sont un peu les formules de politesse du secteur, mais récompense rarement les contenus les plus intéressants. C'est qu'il faut prendre du temps pour analyser la qualité d'un contenu, et ici comme ailleurs notre temps de cerveau disponible est sur-sollicité !

Ne pas du tout utiliser ces outils peut revenir à se couper d'une caisse de résonance pour certaines actualités que nous pensons utile de "pousser".
Ceci dit, difficile de se faire entendre dans le brouhaha, où tout le monde cherche à attirer l'attention.
Résultat : quel que soit l'outil social utilisé, votre publication a en fait peu de chances d'être vue par les personnes que vous ciblez, parce qu'elle se retrouvera perdue dans la masse.

Les bons liens, c'est comme le bon vin ?

On dit que le bon vin se bonifie avec le temps.
On pourrait dire la même chose de certaines ressources présentes sur Internet qui méritent mieux que d'avoir leur quart d'heure de célébrité au moment de leur publication.
Il est bon de pouvoir remettre facilement la main dessus.
C'est l'origine des marque-pages de votre navigateur internet, que je vous invitais déjà précédemment à utiliser pour diminuer vos recherches internet et donc votre dépendance à Google.

Par le passé, on trouvait aussi de nombreux annuaires internet dont l'objectif était de référencer de sites internet jugés qualitatifs.
Dans les faits, ils étaient principalement utilisés pour doper le référencement naturel des sites en question, ce qui fait qu'ils n'avaient en fait rien de "naturel".
On parlait de "référencement manuel", pour désigner l'action qui consistait à proposer un site dans un maximum d'annuaires, qualifiés péjorativement de fermes de liens. Pour avoir pratiqué, je peux en parler :-)

Mais cela fait déjà de nombreuses années que la récréation est terminée, Google ayant dévalorisé les liens venant de ce genre de sites, jugés non naturels. Et oui, encore et toujours Google !

Cependant le principe de vouloir partager des liens que l'on trouve utiles concernant des sujets qui nous intéressent est loin d'être stupide.
Il a été popularisé il y a quelques années pour des sites comme digg.com et en fait par les fameux réseaux sociaux, mais avec les limites exposées plus haut.

Où est passé Shaarli ?

J'y viens ! :-)

C'est un peu en réponse à cette situation que Seb Sauvage a créé il y a quelques années l'outil nommé Shaarli.
Il s'agit d'un logiciel libre vous permettant d'enregistrer des liens internet sous forme de brèves, en les classant par mots-clés. Vous pouvez choisir de rendre public ou pas chacun de ces liens.

Il s'agit d'un logiciel libre et d'ailleurs d'autres développeurs ont pris la relève pour le maintenir.
Il ne nécessite pas de base de données, car les liens sont stockés dans un fichier de manière compressée.
L'ensemble est conçu de manière à être aussi rapide et léger que possible.
Il est possible pour chaque lien enregistré de l'accompagner d'un texte plus ou moins long et, comme dit plus haut, de le classer à l'aide des mots-clés.

Il n'est pas encore très riche en contenu, mais j'ai donc dernièrement installé Shaarli sur mon hébergement, pour la section "Bruits de labo" de mon blog. J'ai un peu adapté le thème par défaut pour qu'il s'intègre plus naturellement, même si les "framework" CSS utilisés ne sont pas les mêmes.

Je pense donc me servir de mon instance de Shaarli pour partager des ressources internet variées (articles de site/blog, tutoriels, vidéos...), qui selon moi ont un intérêt durable, au-delà du buzz.

Je continue pour l'instant à utiliser diaspora* (et twitter qui y est connecté) pour diffuser des informations plus éphémères et souvent liées à l'actualité associative locale (Pays de Lorient, Bretagne...).

Si mes partages sur Shaarli vous intéressent, l'outil propose des flux de syndications vous permettant de suivre mes liens concernant certains mot-clés, ainsi qu'un flux général. J'ai ajouté le flux principal à mon abonnement Hello facteur, qui vous permettra donc d'être informé par e-mail de toute nouvelle publication.

Une fois abonné, vous pourrez dire : "Je suis Shaarli !".
Je sais, c'était facile et j'ai même pas honte ! :-)